Dans le Verdon, les truites sont très claires, et ont de sacrées dents ! Photo Alexis août 2002
Une truite du Verdon : celle-ci est une belle portion de 35 cm, prise avec une sauterelle dans un trou d’eau profond, coincé entre deux énormes rochers torturés par des courants puissants.
Ce n’est pas la première fois que ma sauterelle se fait attaquer dans cette faille entre deux parois assez hautes. C'est cela qui est amusant dans le Verdon : avoir une belle truite entre deux
falaises de 4 mètres, monté sur un fragile 12 centième, sans aucune solution pour descendre près de l'eau !
(L’eau du Verdon est si claire l’été, que le 12 centième est nécessaire pour pêcher à l’insecte naturel)
Face à cette situation, une seule solution : user la truite pendant 20 minutes et la hisser,... où encore, lorsqu'elle est bien épuisée, laisser le courant l'emporter plus bas pour la récupérer 100
mètres en aval. C'est du sport, quand il faut sauter de rochers en falaises, en gardant son fil tendu, sans rien casser, avec une truite qui « surfe » dans le courant…
Par principe, je pêche sans épuisette : bien des poissons m'ont ainsi glissé entre les doigts à la dernière seconde !
Mon matériel : une canne en carbone télé-réglable extra-légère qui peut se déployer jusqu’à 6 mètres… Une réserve de fil avec un petit moulinet en plastique très léger. Je pêche avec du fil 16
centième + les 50 derniers centimètres en 12 centième (Par contre j’achète une excellente qualité de nylon et je monte donc mon hameçon moi-même)… Un ou deux petits plombs suivant la hauteur d’eau,
et un hameçon n°8.
La veille j’attrape les sauterelles jaunes et vertes dans un champs, et je les mets dans une bouteille vide type « Coca 33 cl » percées.
Pendant des années, j’ai pêché avec une canne géniale et économique : une canne en fibre de verre de supermarché de 4,5m que j’avais transformée : scion creux, fil intérieur… et le même petit
moulinet.
J’avais peint la canne en camouflage vert et marron mat : j’ai pris mes plus belles truite avec cette canne indestructible et discrête (contrairement à ma canne carbone déjà cassée deux fois en
glissant sur des rochers…).
J’ai mis cette canne à la retraite depuis 2003… et la conserve comme une relique...